Obligations de faire rapport en vertu de la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement

1er avril 2025 au 31 mars 2026

©Sa Majesté le Roi du Canada, représenté par la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire du Canada, 2026.

No du catalogue : DP2-11E-PDF (fichier électronique PDF, anglais) | ISSN 2818‑3304

No du catalogue : DP2-11F-PDF (fichier électronique PDF, français) | ISSN 2818‑3312

Sauf avis contraire, le contenu de ce document peut, sans frais ni autre permission, être reproduit en tout ou en partie et par quelque moyen que ce soit à des fins personnelles ou publiques, mais non à des fins commerciales. La reproduction et la distribution à des fins commerciales sont interdites sans la permission de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire.

Pour obtenir plus d'informations, veuillez communiquer avec :

Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire du Canada
À l’attention du : Directeur principal, services corporatifs
270 rue Albert, 10e étage
Ottawa, ON, K1P 5G8

Table des matières


Partie 1 : Renseignements d’identification

Nom de l’institution fédérale

Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire du Canada

Exercice financier visé par le rapport

1er avril 2025 au 31 mars 2026

Indiquez s’il s’agit d’un rapport produit par une société d’État fédérale ou une filiale d’une société d’État fédérale

La Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire (CPPM) n'est pas une société d'État fédérale ni une filiale d'une société d'État fédérale. La CPPM, située à Ottawa, est un tribunal administratif créé par le Parlement pour assurer la surveillance civile et indépendante de la police militaire des Forces canadiennes.

Partie 2 : Contenu du rapport
2.1 Renseignements sur la structure, les activités et les chaînes d’approvisionnement

Lequel des éléments suivants décrit exactement les activités de l’institution fédérale?

  • Achat de biens
    • au Canada ;
    • à l’étranger.

La CPPM ne produit ni ne distribue de biens au Canada ou à l'étranger.

Fournissez des renseignements supplémentaires sur la structure, les activités et les chaînes d’approvisionnement de l’institution fédérale.

La CPPM est un organisme de surveillance civile indépendante et un tribunal administratif qui fonctionne sans lien de dépendance avec le gouvernement du Canada. La CPPM révise et fait enquête sur les plaintes concernant la conduite de la police militaire et fait enquête sur les allégations d'ingérence dans des enquêtes menées par des policiers militaires. Elle formule des recommandations et présente ses conclusions aux hauts dirigeants de la police militaire et de la Défense. En tant que micro-organisation de 30 employés, elle fait partie du portefeuille de la défense pour les fins de rapport.

Mission

Promouvoir et assurer chez la police militaire l’application des normes déontologiques les plus élevées, dissuader l’ingérence dans les enquêtes de la police militaire et accroitre la confiance du public envers la police militaire.

Vision

Être une autorité en matière de surveillance civile indépendante de la police en offrant un processus de plaintes impartial, accessible et efficace.

Mandat

Le mandat de la Commission est défini dans la partie IV de la Loi sur la défense nationale, qui lui donne les responsabilités suivantes :

  • surveiller les enquêtes menées par le grand prévôt des Forces canadiennes concernant des plaintes pour inconduite des membres de la police militaire ;
  • examiner le traitement de ces plaintes pour inconduite à propos des membres de la police militaire, à la demande du plaignant ;
  • enquêter sur les plaintes pour ingérence déposées par les membres de la police militaire ;
  • mener des enquêtes et des audiences d'intérêt public ;
  • présenter ses conclusions et formuler des recommandations aux hauts dirigeants de la police militaire et de la Défense nationale.

Activités et les chaînes d’approvisionnement

En tant que micro-organisation de 30 employés, la CPPM ne produit ni ne distribue de biens. La CPPM ne s'appuie pas sur des chaînes d'approvisionnement.

Nous acquérons principalement des services professionnels, ainsi que diverses fournitures et équipements de bureau.

À la CPPM, en 2025-2026, environ 36 % des achats en valeur annuelle ont été effectués au moyen d’outils de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) comme les offres à commandes et les arrangements en matière d’approvisionnement (OCAMA).

Depuis novembre 2021, SPAC applique les clauses contre le travail forcé à tous ses contrats de biens afin de s’assurer de pouvoir résilier les contrats si des renseignements crédibles permettent de croire que des biens ont été produits, en tout ou en partie, par le travail forcé ou la traite de personnes. En outre, depuis le 20 novembre 2023, l’ensemble des offres à commandes et des arrangements en matière d’approvisionnement de biens de SPAC qui sont publiés, modifiés ou renouvelés prévoient des clauses contre le travail forcé.

À ce titre, tous nos contrats de biens résultant de l’utilisation de ces outils comportent des clauses relatives au travail forcé qui définissent, entre autres, les exigences en matière de droits de la personne et de droits du travail. Ces clauses se trouvent sur le site d’AchatsCanada.

En 2025-2026, la CPPM a acheté environ 64 % de ses autres biens et services à l'extérieur des OCAMA. Ces approvisionnements concernent principalement des services professionnels à l’appui des dossiers d’enquête, y compris des entrepreneurs engagés pour les enquêtes de dossiers et les audiences d’intérêt public associées à ces enquêtes. Tous ces contrats sont assujettis aux conditions générales et aux clauses applicables énoncées dans l'inventaire des clauses contractuelles uniformisées (ICCU).

En plus de l’obligation d’utiliser les offres à commandes et les arrangements en matière d’approvisionnement (OCAMA) pour les biens obligatoires, il est important de noter que les articles de technologie de l’information sont principalement acquis par l’entremise de Services partagés Canada (SPC). Ainsi, des propositions sont généralement demandées auprès des fournisseurs identifiés au moyen d’instruments d’approvisionnement établis par SPC pour ces biens.

2.2 Les mesures prises pour prévenir et réduire le risque que le travail forcé ou le travail des enfants soit utilisé à n’importe quelle étape de la production de biens produits, achetés ou distribués par l’institution fédérale

Indiquez les mesures prises au cours du dernier exercice pour prévenir et atténuer le risque relatif au recours au travail forcé ou au travail des enfants à l’une ou l’autre étape de la production de marchandises produites, achetées ou distribuées par l’institution fédérale.

Les achats à la CPPM représentent un risque extrêmement faible en matière de travail forcé et de travail des enfants en raison de la nature de nos achats. La CPPM applique des avantages socio-économiques, notamment des achats écologiques, sociaux, autochtones, locaux et accessibles, ce qui réduit considérablement le risque de travail des enfants et de travail forcé.

En outre, la CPPM continue d’appliquer les Conditions générales applicables aux contrats de biens et adhère au Code de conduite pour l’approvisionnement de SPAC dans ses activités d’approvisionnement.

De plus, afin de prévenir et d’atténuer le risque relatif au recours au travail forcé ou au travail des enfants, la CPPM utilise les outils de SPAC suivants :

  • Offres à commandes
  • Arrangements en matière d’approvisionnement
  • Initiative de modernisation des contrats

Tandis que SPAC appuie les institutions fédérales dans leurs opérations quotidiennes à titre d’entité centrale d’achat du gouvernement du Canada, la CPPM mène des activités aux termes des pouvoirs d’approvisionnement qu’elle détient, indépendamment des outils de SPAC susmentionnés.

Au cours de l’année financière précédente, nous avons fait l’achat, aux termes de nos propres pouvoirs d’approvisionnement, de biens et de services associés aux catégories suivantes :

  • Services d'enquête ;
  • Services juridiques ;
  • Services de transcription ;
  • Services d’interprétation simultanée ;
  • Services d’audience virtuelle ;
  • Services de conception graphique ;
  • Services d’expert universitaire ;
  • Matériel de bureau et licences ;
  • Fournitures de bureau et autres articles mineurs.

La CPPM est engagée à veiller à ce que le travail forcé et le travail des enfants ne soient pas présents dans ses pratiques.

2.3 Renseignements sur les politiques et les processus de diligence raisonnable en ce qui concerne le travail forcé et le travail des enfants

L’institution fédérale a-t-elle actuellement des politiques et des processus de diligence raisonnable en matière de travail forcé et/ou de travail des enfants?

En 2024–2025, la CPPM a renforcé son engagement envers l’approvisionnement éthique en intégrant la Loi sur l’approvisionnement éthique et les chaînes d’approvisionnement à son Cadre de gestion de l’approvisionnement (CGA). Le cadre est régulièrement mis à jour afin d’assurer un alignement global avec les exigences législatives et les normes éthiques, y compris les considérations liées au travail des enfants et au travail forcé.

De plus, la CPPM continue de renforcer les attentes en matière d’approvisionnement éthique dans ses processus de passation de marchés de services professionnels. Les modèles d’énoncé des travaux (EDT) sont examinés et mis à jour au besoin et appuient les attentes selon lesquelles les fournisseurs doivent se conformer à la législation applicable, y compris le respect des droits de la personne et des pratiques d’approvisionnement responsable tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ces mesures reflètent notre approche proactive visant à intégrer les considérations éthiques dans la gouvernance des achats et les procédures opérationnelles.

2.4 Renseignement sur les éléments de ses activités et d’approvisionnement qui comportent un risque de travail forcé ou de travail des enfants et les mesures prises pour évaluer et gérer ce risque

L’institution fédérale a-t-elle déterminé les éléments de ses activités et de ses chaînes d’approvisionnement qui comportent un risque de travail forcé ou de travail des enfants?

La CPPM a procédé à une évaluation de ses activités et de ses chaînes d'approvisionnement et a conclu que le risque de travail forcé ou de travail des enfants est extrêmement faible. Cette évaluation se fonde sur la nature du mandat de la CPPM et ses pratiques en matière de passation de marchés. Néanmoins, la CPPM reste déterminée à faire preuve de vigilance et continuera de surveiller et d'identifier tout risque potentiel dès qu'il se présentera.

L’institution fédérale a-t-elle déterminé les risques liés au travail forcé ou au travail des enfants dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement dans l’un des secteurs et industries suivants?

La CPPM n'a identifié aucun risque de travail forcé ou de travail des enfants dans le cadre de ses activités.

2.5 Renseignements sur les mesures prises pour prévenir et réduire le risque de travail forcé ou de travail des enfants

L’institution fédérale a-t-elle pris des mesures pour prévenir et réduire le risque de travail forcé ou de travail des enfants dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement?

Sans objet, puisque la CPPM n'a pas identifié de travail forcé ou de travail des enfants dans ses activités et ses chaînes d'approvisionnement.

2.6 Renseignement sur toute mesure prise pour remédier à la perte de revenus pour les familles les plus vulnérables qui résulte de toute mesure prise pour éliminer le recours au travail forcé ou au travail des enfants dans les activités et les chaînes d’approvisionnement de l’institution

L’institution fédérale a-t-elle pris toute mesure prise pour remédier à la perte de revenus pour les familles les plus vulnérables qui résulte de toute mesure prise pour éliminer le recours au travail forcé ou au travail des enfants dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement?

Sans objet, puisque la CPPM n'a pas identifié de perte de revenus pour les familles vulnérables résultant des mesures prises pour éliminer le recours au travail forcé ou au travail des enfants dans nos activités et nos chaînes d'approvisionnement.

2.7 Renseignements sur la formation donnée aux employés sur le travail forcé et le travail des enfants

L’institution fédérale offre-t-elle actuellement une formation aux employés sur le travail forcé et/ou le travail des enfants?

Bien que la CPPM n’ait pas encore mis en place de formation dédiée sur le travail forcé ou le travail des enfants, elle veille à ce que les spécialistes fonctionnels de l’approvisionnement suivent les formations obligatoires décrites dans le répertoire des formations obligatoires du Conseil du Trésor, notamment :

  • Principes fondamentaux de l’approvisionnement (COR401) ;
  • Le processus d'approvisionnement (COR402) ;
  • Aperçu de la gestion du matériel (COR418) ;
  • Aperçu de la gestion des biens immobiliers (COR411) ;
  • Considérations autochtones en matière d'approvisionnement (COR409).

Pendant l’année fiscale 2025–2026, la CPPM a continué de promouvoir la sensibilisation aux pratiques d’approvisionnement éthiques, y compris les considérations liées au travail forcé et au travail des enfants. En juin 2025, un courriel a été envoyé aux principaux intervenants afin de renforcer l’utilisation des offres à commandes et des arrangements en matière d’approvisionnement obligatoires de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), tout en mettant en évidence les considérations éthiques liées au travail forcé et au travail des enfants.

En janvier 2026, la spécialiste fonctionnelle a assisté au Forum en ligne sur les marchés publics et les droits de la personne dans les chaînes d’approvisionnement canadiennes, ce qui a permis de soutenir davantage le développement de ses connaissances dans ce domaine, et l’information pertinente a ensuite été communiquée aux principaux intervenants. En février 2026, elle a également assisté à un webinaire de SPAC sur l’approvisionnement éthique et a partagé l’invitation avec les intervenants concernés afin d’encourager une sensibilisation et une mobilisation accrues.

2.8 Renseignements sur la façon dont l’institution fédérale évalue son efficacité à veiller à ce que le travail forcé et le travail des enfants ne soient pas utilisés dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement

L’institution fédérale a-t-elle actuellement des politiques et des procédures pour évaluer son efficacité à s’assurer que le travail forcé et le travail des enfants ne sont pas utilisés dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement?

Sans objet, la CPPM a évalué la nature de ses opérations et a déterminé que le risque de travail forcé ou de travail des enfants demeure minimal dans ses activités ou ses chaînes d’approvisionnement. Étant donné ce profil à faible risque, la CPPM n’a pas établi de politiques ou de procédures formelles pour évaluer l’efficacité des mesures dans ce domaine, puisque de tels mécanismes continuent d’être considérés comme non nécessaires.

Approuvé par :

________________________
Me Tammy Tremblay, MSM, CD, LL.M.
Présidente

Date de modification :